Ah! Les parents » Trois Momes Editions

Ah! Les parents

Histoires courtes
Mes souvenirs d’école


Ah !  Les parents…


Ce matin, en classe, tout le monde pouvait constater que Cassandre, une fille pourtant joyeuse, n’était pas en forme. Tristement, elle boudait dans son coin.

– Qu’y a-t-il, Cassandre ? demanda la maîtresse.

Cassandre se leva.

– J’ai un problème très problématique ! soupira-t-elle. Je vous explique mes malheurs : primo, je veux un chien ; deuzio, un portable ; ensuite, je veux un petit frère ou une petite sœur, parce que mon petit frère, il est trop bête, quant à ma sœur, c’est trop tard pour que je puisse la tenir dans mes bras. Je veux encore d’autres choses, mais l’auteur dit qu’il n’a pas assez de papier. À mon avis, c’est plutôt qu’il s’en fiche…

Les yeux larmoyants et la bouche boudeuse, Cassandre observa ses camarades de classe et continua :

– Comment voulez-vous que je sois une enfant épanouie quand on me refuse tout ce que je désire !!! Mes parents ne sont ni sympathiques ni raisonnables !!

– T’exagères, Cassandre ! Moi, mes parents sont pires pour moins que ça, rétorqua Valentin en se levant. L’autre jour, je suis revenu avec un katana à la maison. C’est un tout petit katana, qui mesure à peine un mètre vingt ! J’ai cru qu’ils allaient me tuer. Ils se fâchent pour un rien du tout ! Confisqué ! Depuis, le katana est dans leur chambre ! Avec des parents pareils, même mon chien ne voudrait pas changer sa place contre la mienne !

– Il faudra inventer une ville rien que pour les enfants, sourit Thomas. Samedi après-midi, après le repas de midi, je suis allé chez Yoyo. Le temps de jouer un peu dans sa chambre, aller faire un petit tour au parc et puis, on a discuté ! J’ai regardé ma montre ! À peine arrivé, il était quoi ? Peut-être 20 heures, raconta-t-il en observant Yannick.

– Même pas ! lança ce dernier entre-temps.

– Bref. J’ai appelé mes parents pour leur dire que j’arrivais. Et puis la maman de Yoyo m’a demandé si mes parents étaient d’accord pour que je reste diner chez eux. « Pas de problème ! Mes parents savent que je suis là ! », Répondis-je à la maman de Yoyo. Après diner, je suis rentré aussi vite que j’ai pu. Le temps de tourner la clé dans la serrure et d’entrer, mes parents m’attendaient, sur le pied de guerre ! Il leur a suffi d’une seconde pour me mettre le moral à zéro. « Eh, les gars, il n’est que 11 heures ! » j’allais leur dire, mais je n’ai rien dit. Il valait mieux rester calme et ne pas aggraver mon cas. Une fois que la tempête s’est calmée, une drôle d’expression est apparue sur le visage de mes parents. Ils avaient l’air déçu et en même temps taquin, comme lorsqu’ils m’ont surpris devant la glace à m’entraîner pour embrasser ma copine sur la bouche…

– Beurk, dirent Chloé et Clotilde en même temps. T’es vraiment dégoûtant…

Les autres rigolèrent et les garçons, soudain intéressés par la discussion, tendirent l’oreille pour écouter. Ce fut le moment où la maîtresse demanda d’ouvrir les livres de maths :

– On continuera la discussion plus tard. Je vais voir si vous êtes aussi exigeants avec les problèmes de maths que je vous ai demandé de faire.

 

Fin


Gahbel