L’Artiste
L’homme payait le prix de son génie : sa folie. À la fois solitaire et mélancolique, ses idées voyaient le jour comme les étoiles illuminaient la nuit.
Ernest Wagner était un artiste. Appelé en urgence, il allait mettre son intelligence brillante au service du génie civil. Avec beaucoup d’attentes, il vint visiter la bâtisse qu’il allait chérir, nourrir, afin de lui donner une âme, comme l’avaient jadis fait Michel-Ange, Raphaël et d’autres grands de ce monde.
Voilà que le propriétaire appelait Ernest : il n’était pas satisfait des idées du jeune homme. Pourtant, son visage s’illumina lorsque Ernest l’amena dans la salle à manger. Le plafond noir était parcouru de lumière d’un rouge bordeaux, de jaunes et de bleus vifs. Bref, c’était un véritable ciel étoilé. Aux murs étaient accrochés des tapis perses de grande valeur aux reflets chatoyants, une merveille en soi. D’autres en peau d’agneau jonchaient le sol, alors que le granit habillait la cuisine. Adossée à la colline, la bâtisse, telle une œuvre d’art, brillait au-dessus de la ville. Enchanté, le propriétaire ne pouvait que se féliciter.
Mais depuis, les peaux d’agneaux avaient gardé à jamais la trace des pattes ridiculement écartées des animaux, dans une position qui serait la dernière. Le propriétaire au regard bienveillant mais toutefois en colère donna son point de vue au jeune artiste :
– Vous rendez-vous compte ?! C’est un scandale !
– Pourquoi m’avez-vous appelé pour que nous allions dans votre cuisine ? Mes travaux vous plaisaient pourtant il y a quelques mois !
– Regardez le granit au sol ! Une petite fortune qui ne cesse de s’effriter chaque jour !
– Mon granit ! Vous avez détruit mon chef d’œuvre ! J’ai mis trois mois pour l’obtenir ! Trois mois !
– Et à présent, ce sont des crevasses qui habitent mon sol… soupira le propriétaire.
– Ah ! fit Ernest en regardant les traces sur le sol. Il s’allongea par terre pour mieux voir, avança sa main devant lui et du bout de l’index, préleva un échantillon d’une matière noire qui était répandue un peu partout dans la maison. Mais qu’est-ce que cela ? rugit-il.
– C’est de la terre rapportée par mon chien, pauvre fou ! fit le propriétaire d’une voix lasse en s’asseyant sur un fauteuil ancien posé dans la cuisine moderne.
– Comment ?! Un chien ici !
– Eh bien, que croyez-vous ?!
– Les traces sont dues à de l’huile ! C’est avec de la simple huile de tournesol vous avez détruit mon granit… Et il y a un… chien…
Ernest fit une grimace dégoûtée.
– Mon œuvre d’art dévastée, gémit-il.
– C’est une maison, jeune homme ! Il est temps, monsieur Wagner, que vous compreniez que nous, nous vivons ici. Et même si cet endroit est très confortable, il n’est pas pratique ! C’est un lieu de divertissement, pas un endroit où on peut cuisiner ou…
– Cuisiner ?! Vous avez cuisiné dans ma cuisine ?!
– Ce que vous dites est absurde. Auriez-vous voulu que nous restions à jamais ici à contempler cet évier sans nous en servir ?
– Absolument ! Quoi d’autre ? rétorqua Ernest.
Fin
Gabel
L’Homme L’homme payait le prix de son génie ;: sa folie. À la fois solitaire et mélancolique, ses idées voyaient le jour comme les étoiles illuminaient la nuit.
Ernest Wagner était un artiste. Appelé d’urgenceen urgence, il allait mettre son intelligence brillante au service du génie civile. Avec beaucoup d’attentes, il vint visiter la bâtisse qu’il allait chérir, nourrir, afin de lui donner une âme, comme l’avaient jadis, avaient fait Mikael Michel-Ange, Raphaël et d’autres grands de ce monde.
Voilà que le propriétaire appelait Ernest, : il n’était point pas satisfait des idées du jeune homme. Pourtant, son visage s’illumina lorsqu’Ernest lorsque Ernest l’amena dans la salle à manger. Le plafond noir était parcourut de lumière d’un rouge bordeaux, de jaunes et de bleus vifs ; en. B bref, c’était un véritable ciel étoilé. Aux murs étaient accrochés , des tapis perses de grande valeur aux reflets chatoyants, une merveille en soi, d. D’autreses tapis de en peaux d’agneau étaient jonchésaient sur le sol, et alors que le granit tapissait habillait la cuisine.
Adossée à la colline, la bâtisse, telle une ouvreœuvre d’art, brillait au-dessus de la ville. Enchanté, le propriétaire ne pouvait que se féliciter.
Mais depuis, les peaux d’agneaux avaient gardé à jamais la trace des pattes ridiculement écartées d’un des animalanimaux, dans une positione d’une manière ridicule qui serait sa la dernière position. Attendant une nouvelle négation, que lLe propriétaire à la fois leau regard bienveillant mais toutefois en colère, apporta donna son point de vue au jeune artiste :
– Vous rendez-vous compte ?! C’est un scandale !
– Pourquoi m’avez-vous appelé pour que nous allions dans votre cuisine ? Il y a quelques mois, mMes travaux pourtant vous plaisaient pourtant il y a quelques mois !
– Regardez le granit au sol ! Une petite fortune qui ne cesse de s’effriter au jour lechaque jour !
– Mon granit ! Vous avez détruit mon chef d’œuvre ! Trois mois que jJ’ai mis trois mois pour les l’obtenir ! Trois mois !
– Et à présent, ce sont des crevasses qui habitent mon sol… poussa un soupirea le propriétaire.
– Ah ! fit Ernest en regardant des les traces sur le sol. Il s’allongea par terre pour mieux voir, avança sa main devant lui et du bout de l’index, préleva un échantillon d’une matière noire qui était répandue un peu partout dans la maison. Mais qu’est-ce que cela ! ? rugit-il.
– C’est de la terre rapportée par mon chien, pauvre fou ! fit le propriétaire d’une voix lasse en s’asseyant sur un fauteuil ancien posé dans la cuisine moderne.
– Comment ?! Un chien ici !
– Et Eh bien, que croyez-vous ?!
– Les traces ici ont été crées pasont dues àr de l’huile, ! C’est avec avec de la simple huile de tournesol vous avez détruit mon granit… Et il y a un… Chienchien…
Ernest fit une grimace dégoûtée.
– Mon œuvre d’art dévastée, gémit-il.
– C’est une maison, jeune homme ! Il est temps, monsieur monsieur Wagner, que vous compreniez que nous, nous vivons ici. Et même si cet endroit est très confortable, il n’est pas pratique ! C’est un lieu de divertissement, pas un lieu endroit où on peut cuisiner ou…
– Cuisiner ?! Vous avez cuisiné dans ma cuisine ?!
– Ce que vous dîtes dites est absurde. Auriez-vous voulu que nous restions à jamais ici à contemplez contempler cet évier sans nous en servir ?
– Absolument ! Quoi d’autre ! ? rétorqua Ernest.
FinL’artiste
L’homme payait le prix de son génie : sa folie. À la fois solitaire et mélancolique, ses idées voyaient le jour comme les étoiles illuminaient la nuit.
Ernest Wagner était un artiste. Appelé en urgence, il allait mettre son intelligence brillante au service du génie civil. Avec beaucoup d’attentes, il vint visiter la bâtisse qu’il allait chérir, nourrir, afin de lui donner une âme, comme l’avaient jadis fait Michel-Ange, Raphaël et d’autres grands de ce monde.
Voilà que le propriétaire appelait Ernest : il n’était pas satisfait des idées du jeune homme. Pourtant, son visage s’illumina lorsque Ernest l’amena dans la salle à manger. Le plafond noir était parcouru de lumière d’un rouge bordeaux, de jaunes et de bleus vifs. Bref, c’était un véritable ciel étoilé. Aux murs étaient accrochés des tapis perses de grande valeur aux reflets chatoyants, une merveille en soi. D’autres en peau d’agneau jonchaient le sol, alors que le granit habillait la cuisine.
Adossée à la colline, la bâtisse, telle une œuvre d’art, brillait au-dessus de la ville. Enchanté, le propriétaire ne pouvait que se féliciter.
Mais depuis, les peaux d’agneaux avaient gardé à jamais la trace des pattes ridiculement écartées des animaux, dans une position qui serait la dernière. Le propriétaire au regard bienveillant mais toutefois en colère donna son point de vue au jeune artiste :
– Vous rendez-vous compte ?! C’est un scandale !
– Pourquoi m’avez-vous appelé pour que nous allions dans votre cuisine ? Mes travaux vous plaisaient pourtant il y a quelques mois !
– Regardez le granit au sol ! Une petite fortune qui ne cesse de s’effriter chaque jour !
– Mon granit ! Vous avez détruit mon chef d’œuvre ! J’ai mis trois mois pour l’obtenir ! Trois mois !
– Et à présent, ce sont des crevasses qui habitent mon sol… soupira le propriétaire.
– Ah ! fit Ernest en regardant les traces sur le sol. Il s’allongea par terre pour mieux voir, avança sa main devant lui et du bout de l’index, préleva un échantillon d’une matière noire qui était répandue un peu partout dans la maison. Mais qu’est-ce que cela ? rugit-il.
– C’est de la terre rapportée par mon chien, pauvre fou ! fit le propriétaire d’une voix lasse en s’asseyant sur un fauteuil ancien posé dans la cuisine moderne.
– Comment ?! Un chien ici !
– Eh bien, que croyez-vous ?!
– Les traces sont dues à de l’huile ! C’est avec de la simple huile de tournesol vous avez détruit mon granit… Et il y a un… chien…
Ernest fit une grimace dégoûtée.
– Mon œuvre d’art dévastée, gémit-il.
– C’est une maison, jeune homme ! Il est temps, monsieur Wagner, que vous compreniez que nous, nous vivons ici. Et même si cet endroit est très confortable, il n’est pas pratique ! C’est un lieu de divertissement, pas un endroit où on peut cuisiner ou…
– Cuisiner ?! Vous avez cuisiné dans ma cuisine ?!
– Ce que vous dites est absurde. Auriez-vous voulu que nous restions à jamais ici à contempler cet évier sans nous en servir ?
– Absolument ! Quoi d’autre ? rétorqua Ernest.
Fin