L’étrange rêve » Trois Momes Editions

L’étrange rêve

Cette nuit, j’ai fait un rêve,
J’ai vu l’étoile du nord qui s’approchait de la terre,
Pour murmurer à l’oreille d’un jeune berger,
Que la jolie Vénus, qui vivait,
Dans la deuxième maison à gauche de l’entrée de son village, l’aimait aussi.


***
J’ai rêvé que la lune illuminait les rues,
La terre reprenait son souffle,
Le monde vivait en paix,
Il réalisait tous mes rêves.
Les rues bannissaient les vilains mots de leur vocabulaire : la faim, la famine, la guerre et la destruction.


***
J’ai rêvé d’un garçonnet pauvre,
Celui qui vend les pommes sur son vieux chariot.
Il jouait du violon,
Et la fille habitant le bidonville,
Peignait les volets de sa maison en bleu.
J’entendais les gens qui disaient : « Bonjour, comment allez-vous ? »


***
J’ai rêvé que les gens n’étaient plus seuls.
On vivait heureux, sans frontières, sans distinction, sans soucis inutiles.
Nous nous tendions les mains.
Le cœur léger,
J’ai vu l’étoile du nord, j’ai vu la lune, et j’ai même vu un crapaud.

Firouzeh Ephreme