Si elle pouvait entendre ces petits écoliers,
Ceux et celles auxquels elle a enseigné,
Les petites filles studieuses, et celles qui l’étaient moins,
Les garçons turbulents et ceux qui étaient plus sages,
Ceux qui venaient de quitter l’école,
Et ceux qui étaient partis au fil des ans.
Le visage fermé, le cœur plein de chagrin,
Tous sont revenus à l’école à la recherche de quelqu’un.
Il n’est plus question de tristesse causée par une bille perdue,
Ni par une corde à sauter confisquée.
Ils ont pleuré le départ de leur maîtresse.
J’entends leurs petits mots se faufilant à toute vitesse,
Tels de petits oiseaux suivant leur maîtresse :
« Merci, Madame, merci pour les mathématiques et le français,
Sans oublier l’histoire-géo et l’anglais.
Depuis, nous avons eu le temps de grandir,
D’apprécier à sa juste valeur ce que vous nous avez appris,
Et pardon pour les bavardages et pour tous nos devoirs mal faits.
Aujourd’hui, on tient à vous rendre un hommage sincère.
Vous nous disiez souvent : “Soyez pertinents, soulevez le problème !”
Aujourd’hui, reconnaissants, nous vous offrons un bouquet d’amour sincère.
Au revoir, maîtresse,
Pour votre dernier voyage, partez en paix. »
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