Mon bel amour, mon tendre amour,
Ne pleure pas, je suis là.
Et si je le dois,
Je prendrai de l’avance,
En allant plus vite que les tourments,
Gaiement, comme les pas du bonheur,
Passionnément, comme les battements d’un cœur,
Tendrement, comme les bras de l’amour,
Je te protégerai contre tout, tous les jours.
Mon bel amour, mon tendre amour,
Sèche tes larmes,
Laisse le chagrin s’en aller,
Les soucis ne t’embêteront plus,
Ils ne viendront plus,
Ils ont perdu le chemin qui mène vers nous.
Mon bel amour, mon tendre amour,
Réfugie-toi dans mes bras,
Tu n’as qu’à penser à une vie douce,
Aux petits poissons rouges dans un bocal posé sur une table,
À la vue d’une fenêtre donnant sur un jardin,
Pense aux étoiles venues orner le ciel par une belle nuit d’été.
Mon bel amour, mon tendre amour,
Ne pleure plus, je suis là,
Viens te blottir dans mes bras,
Ne t’inquiète plus, repose-toi maintenant,
Quant à moi, je ferai tout,
Je te défendrai contre tout.
Mon bel amour, mon tendre amour,
Je suis là,
Je te protégerai contre tout, tous les jours.
Extrait du roman intitulé La Vente, sortie prévue en 2012
La Vente est un roman qui se passe de nos jours, dans notre société de consommation. Il décrit les parcours d’individus qui tentent de se réaliser et de donner un sens à leur vie : Vincent, un homme d’affaires et un investisseur ; Sarah, la meilleure commerciale de la capitale ; et Jérôme, un fils d’agriculteur qui décide d’engager la totalité de ses terres pour s’offrir un meilleur avenir. Des personnages idéalistes ou pragmatiques qui ont chacun leur propre perception de la vie et leur sens de la réalité, et qui évoluent au fil du temps.
Mais où pouvons-nous placer les sentiments humains ? Tout au long de ce récit, les personnages sont ballottés dans une société basée sur le rapport à l’argent.
Peu à peu, nous nous attachons à eux, malgré leurs décisions invraisemblables. Nous découvrons avec stupeur leurs choix, et comprenons en grinçant des dents leurs décisions. Ils avancent à tâtons, comme chacun de nous, en tentant de se faire une place.
Firouzeh Ephreme